Auteur/autrice : Fabricia

  • Emploi des seniors en entreprise : un enjeu stratégique trop souvent ignoré

    Il y a des sujets qui ne relèvent pas d’une tendance ou d’un débat passager.

    Celui-ci me tient particulièrement à cœur, au point d’en avoir fait l’objet de mon mémoire il y a deux ans.

    Pourquoi ?
    Parce qu’après 25 ans de carrière dans différents groupes, j’ai vu trop souvent la même réalité dans les organisations :

    • des mises au placard silencieuses,
    • des fins de carrière gérées par l’effacement,
    • des femmes et des hommes d’expérience devenus invisibles dans l’entreprise.

    Et cela, alors même que nous repoussons l’âge de la retraite et que le taux de natalité est au plus bas.

    Sur le marché de l’emploi, l’âge reste encore aujourd’hui une forme de discrimination professionnelle bien réelle.

    Les seniors en recherche d’emploi sont parmi les plus touchés par le chômage de longue durée :

    • les seniors sont aujourd’hui surreprésentés dans le chômage longue durée,
    • beaucoup ne retrouvent jamais d’emploi avant la retraite,
    • certains n’ont d’autre choix que de créer leur activité pour tenir jusqu’au terme de leur carrière.

    En tant que dirigeante, je considère que ce sujet ne relève pas uniquement des ressources humaines.

    Il est stratégique, humain et sociétal.

    Notre responsabilité collective est de changer de regard sur l’expérience et l’âge en entreprise :

    • valoriser les parcours professionnels plutôt que l’âge,
    • créer de véritables dynamiques intergénérationnelles : mentorat, tutorat, binômes opérationnels,
    • accompagner les transitions de fin de carrière avec respect et dignité.

    Chez Origines Coaching, nous portons une conviction forte :
    les seniors en entreprise ne sont pas un coût, mais une richesse.

    Une organisation qui exclut ses seniors se prive de repères.
    Une entreprise qui valorise l’expérience et la transmission des compétences construit un avenir plus solide.

    Et vous ?
    Quelle place donnez-vous aujourd’hui à l’expérience et aux talents seniors dans votre organisation ?

  • Management toxique : et si la valorisation était parfois une stratégie ?

    Je vous propose aujourd’hui un petit test rapide.

    Avez-vous déjà connu un manager qui :

    ☑ vous félicite souvent
    ☑ vous dit qu’il vous “fait confiance”
    ☑ vous confie les dossiers sensibles
    ☑ vous délègue les conflits RH
    ☑ vous charge des urgences que personne ne veut gérer
    ☑ vous laisse “autonome”… surtout quand le risque est élevé

    Si vous avez coché plusieurs cases… ce n’est peut-être pas uniquement de la bienveillance.
    Dans certains cas, cela peut relever d’un management toxique plus subtil.

    Le manager toxique 2.0 ne domine plus forcément par la peur ou l’autorité directe. Il peut fonctionner par valorisation stratégique.

    Il flatte la compétence pour déplacer la charge.
    Il parle d’autonomie pour transférer le risque.
    Il célèbre l’engagement lorsque cela sert son confort décisionnel.

    Ce n’est pas une explosion brutale.
    C’est une mécanique managériale lente.

    L’épuisement professionnel ne vient pas toujours d’un choc violent.
    Il peut naître d’une accumulation progressive de responsabilités, de pression implicite et de loyauté mal placée.

    La manipulation psychologique au travail ne se voit pas immédiatement.
    Elle s’installe dans le temps.
    Elle repose souvent sur la gratitude, la loyauté ou la culpabilité de “décevoir”.

    Et le plus dérangeant ?

    C’est aussi ce qui la rend difficile à identifier :

    ☑ Parce qu’il sourit
    ☑ Parce qu’il valorise
    ☑ Parce qu’il parle d’ouverture et de confiance

    Mais les conséquences peuvent être profondes :
    épuisement chronique, perte de repères professionnels, atteinte de l’estime de soi, voire traumatismes émotionnels durables.

    La vraie bienveillance managériale protège et sécurise les équipes.
    Sa version toxique, elle, use les collaborateurs en silence.

    La question n’est pas d’accuser.
    La question est d’oser regarder.

    Le vrai leadership commence souvent là où l’auto-lucidité devient inconfortable.

    Et vous, en tant que dirigeant ou manager, quelle est votre position face à ce type de management et de leadership en entreprise ?